Au guidon de ma Street Triple depuis 2 ans et demi, je prends beaucoup de plaisir avec. Elle est particulièrement maniable, le freinage est très puissant et la sonorité (Leovince) me ravit. Je reproche tout de même au trois-cylindres de Hinckley d’être pousse-au-crime : il aime prendre plus de 12 000 tours/min pour s’exprimer totalement. Et si je regardais du côté d’une moto avec un moulin plus rempli ? 😏

Et pourquoi pas le grand écart ?

Vous devez sans doute vous demander ce que j’ai bu pour mettre en balance une Speed Twin et une Speed Triple ! Je comprends parfaitement. Pour ma défense, la première m’est venue à l’idée pour le côté néo-rétro avec un bicylindre permettant d’enrouler. Pour la seconde, c’est un des vendeurs de la concession Triumph qui me l’a suggérée. Ma première réaction a été de rire. Il se moquerait pas de moi ?

Le test de la Speed Twin

Je suis pas franchement rassuré lorsque j’enfourche une moto qui n’est pas la mienne. La peur de la faire tomber, de me perdre sur cette nouvelle machine…

La Speed Twin, ce n’est pas du tout le genre de moto que je connais ! Et pourtant, je peux vous assurer que la prise en main est quasi-immédiate ! Les 15 minutes de roulage m’ont largement suffit pour me sentir en confiance, tester le freinage particulièrement efficace, m’arracher les bras avec ce 1 200 cm3 de 97 ch et être bluffé par sa maniabilité !! C’est bien simple, je la conduisais aussi simplement que ma Street Triple de 2010 ! La position de conduite me permet de poser les pieds au sol les jambes détendues, ce qui est fort appréciable (je mesure 1 m 73).

Pour les bémols, j’ai trouvé la commande des gaz pas très fine. J’avais des à-coups notamment en première. Pénible sur les ronds-points… Enfin, les deux cadrans affichant la vitesse et le régime moteur ne sont pas extraordinairement visibles. Ils mériteraient d’être plus grands. Les vibrations des aiguilles ne facilitent pas la lecture. Pour finir, je trouve que l’allonge du moteur un peu juste, mais largement suffisante pour rouler à bon rythme sans tartiner.

Le test de la Speed Triple RS

Au moment de monter sur la Speed Triple, je ne suis pas plus serein qu’avec la Speed Twin. Je n’ai jamais essayé un deux-roues de 1 000 cm3 – 1 050 cm3 très exactement – et 150 ch… Je ne sais même si je vais poser correctement les pieds au sol sur ce missile.

En effet, la selle est un peu plus haute et large que sur mon Street. La différence n’est pas trop importante et surtout je peux manœuvrer sans trop ramer. Ouf ! Je remarque tout de suite que je suis plus haut, le centre de gravité paraît aussi moins bas que sur ma moto. La première enclenchée, je pars de la concession pour un deuxième tour de manège !

Je ne vais pas vous le cacher, je me sens extrêmement bien sur cette Speed Triple RS !! Je suis vraiment « dans » la moto, les commandes sont au bon endroit, l’écran couleur fait le travail, quoique j’aurais choisi d’afficher les informations en plus grand (d’autres modes d’affichage sont disponibles).

Me voilà comme un poisson dans l’eau dès les premières centaines de mètres. Elle est vraiment facile ! J’apprécie le couple du trois-cylindres se faisant sentir dès les premiers km/h. Je touche à peine à la poignée des gaz tout en embrayant pour la faire partir tout en douceur, comme un diesel pour comparer grossièrement avec une voiture. L’amortissement me paraît plus confortable que sur ma Street, comme lorsqu’on roule dans une bonne berline routière pour poursuivre la comparaison (enfin presque). Une fois à l’attaque des virages, la RS survole la route ! J’ai été bluffé encore une fois. La cerise sur le gâteau est le shifter. A la montée, comme à la descente, cette option devient très rapidement indispensable en plus d’être efficace. Un vrai plaisir faisant découvrir une autre façon de piloter à moto.

Mon choix… sans hésiter !

Vous l’avez deviné, la Speed Triple a été la surprise et surtout le coup de cœur pour moi ! La Speed Twin ne résiste même pas à mes yeux ! Alors, cette Speed Triple RS n’aurait que des qualités ? Il semble bien… Triumph est très fort, vraiment ! Le hic, cela reste quand même son prix de base s’élevant à 16 250 €. C’est corsé !! 😮 Un bon prétexte pour patienter tranquillement en scrutant le marché de l’occasion d’ici 3 à 4 ans pour descendre sous la barre des 10 000 €.

Et vous, vous êtes Speed Twin ou Speed Triple ?

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