Les Franciliens amateurs de course de côte ne sont pas aussi gâtés que les habitants de d’autres régions du sud de la France. Je pense par exemple à Provence-Alpes Côte-d’Azur avec Istres, Barcelonnette, … La toute première course de côte au monde départ arrêté a d’ailleurs eu lieu à la Turbie le 31 janvier 1897. En Ile-de-France, nous avons qu’une seule course de côte localisée à Tréchy en Seine-et-Marne (77).

Pour la 24ème édition qui se tient ce 16 septembre 2018, je vous propose de revenir en images sur l’édition précédente (le 17 septembre 2017) à laquelle j’ai assisté. Une occasion proche de chez moi à ne pas manquer : des véhicules modernes et historiques se tirent la bourre sur 1 500 m et 15 virages !

Un vrai mois de novembre pour cette 23ème édition

Malgré la saison estivale – rappelons-le ! –, la température est fraîche au moment de partir de mon domicile avec une douzaine de degrés. Malheureusement, à mi-chemin du point d’arrivée la pluie s’invite à la fête, ou plutôt vient gâcher la fête. En effet, la course de côte de Tréchy organisée par l’association sportive auto de Melun (l’ASA Melun) accueille ses spectateurs en partie dans un champ bordant la départementale 29. La terre mêlée à l’eau s’est donc transformée en boue collante et glissante. N’ayant pas de parapluie et de bottes, je me suis contenté de regarder passer la cinquantaine de participants (montant de l’engagement 120 à 150 €) depuis le départ et le premier virage.

Les concurrents ont débuté la journée par des essais libres à partir de 8 h 30, puis des essais chronométrés à 9 h 45. Les 4  montées de course ont été étalées entre 11 h 15 et 16 h 30. L’enjeu pour ces pilotes de petites GTI, BMW M3, prototypes, monoplaces et véhicules historiques à cette épreuve de la Coupe de France de la Montagne est de réaliser le meilleur temps. Le record en 47’93 détenu par Jérôme Martin depuis 2012 n’a pas été battu cette année, ce qui aurait été fort étonnant à la vue de la route détrempée qui a refroidi les ardeurs…

Une des rares anciennes en course avec ici une Austin-Healey
Une Peugeot 205 Rallye au premier freinage
Et maintenant une 205 GTi à l’attaque du premier virage
Une BRC… avec moteur de moto ! Aller chercher la puissance à des régimes plus élevés ne facilitait pas le pilotage sous la pluie

En tant que spectateur, j’ai pris plaisir à voir défiler ces moteurs rugissants, bien qu’ils ne s’exprimaient qu’en partie à cause de la faible adhérence obligeant les pilotes à écraser l’accélérateur moins généreusement et à passer les rapports plus tôt. J’aurais aimé qu’il y ait un peu plus d’anciennes et quelques Lotus au départ. Heureusement, la sonorité inimitable du six-cylindres en ligne d’une M3 E36 bleue m’a réchauffé le cœur. 🙂

Un proto PHC
J’imagine à peine le pied que doit prendre le bonhomme, mais aussi la difficulté de conserver les 4 pneus sur le bitume
Un PHC 3
Une petite monoplace Dallara F301. Ce n’est pas une F1, mais ça en jette tout de même !
Une vaillante Subaru Impreza
La toute première Volkswagen Golf I GTI
Ce bruit !!

La liste complète des engagés et le classement final de la course de côte de Tréchy 2017 sont disponibles ici.

J’espère que les voitures anglaises n’attirent pas l’eau ! 😉

Et vous, à quelle course de côte avez-vous assisté ? Laquelle est la plus proche de chez vous ?

Vous ne manquerez plus rien d'Automotard !

Cher passionné, recevez les derniers articles d'Automotard dans votre boîte mail !