Le permis en poche une grosse semaine après mes 18 ans, je pensais utiliser la voiture familiale à ma guise. Conduire en toute autonomie, c’est bien le but du permis, non ? « L’autopartage » en famille n’est pas aussi simple… Finalement, je vais démarrer les recherches pour une auto plus tôt que prévu, un mois après l’obtention du papier rose ! Yeah !! 😀

L’heure du choix… ou pas

Je rêvais chaque nuit de ma future première voiture ! J’étais surexcité ! Encore fallait-il trouver la perle rare… Je me fixe un budget de 1 500 €. Nous sommes en 2009. Ma liste de modèles convoités est constituée de la Peugeot 306 (coup de cœur pour le dessin élégant et racé de la version restylée), la Citroën Xsara (avec une préférence pour le coupé plus « djeun »), de la Peugeot 106 restylée et de la Volkswagen Polo III restylée.

Une version plutôt sympa de la 306. Les lignes ont très bien vieilli. Un futur classique (crédit photo : John Blackmore)

Mon absence totale d’expérience sur le marché de l’occasion et le faible prix visé me compliquent la tâche. Mes désirs sont déconnectés de la – dure – réalité, sans compter les assurances refusant d’assurer un jeune permis au-delà de 100 ch… Imaginez aujourd’hui un jeune urbain et la vignette Crit’Air : un vrai stop à l’envol des jeunes qui se lancent !

Au final, ma mère me trouve une Ford Fiesta de 1999 (la MkIV, juste avant le restylage) vendue 1 800 € par une collègue. Elle est de couleur verte et en finition Studio. Je détestais la Renault Twingo I pour ses rondeurs et cette auto en est presque la grande sœur ! Je ne suis pas emballé du tout… Cela étant, une voiture d’occasion proposée par une personne de confiance, et non pas par un inconnu du Bon Coin, a un argument de poids. D’autant plus qu’elle est en bon état, relativement récente et peu kilométrée (moins de 100 000 km). Allez va, me voilà avec les clefs d’une grenouille !

Toute en rondeurs, y compris la calandre reprenant la forme ovale du logo bleu !

Libre !

Ayant eu à peine le temps de réaliser les joies du permis, que je deviens propriétaire d’une Fiesta à mes 18 ans, je n’arrive pas à le croire ! Et j’en suis tellement fier ! A moi la liberté !

Première chose, aller voir les copains pour leur montrer la bestiole ! Plus de vélo le soir pour rentrer jusqu’à la maison, je me déplace au volant. Quel pied ! Je vais aussi à l’école (en terminale) en voiture. Et c’est royal ! Je découvre les joies des bouchons de Melun, ainsi que le défi à relever pour trouver une place de stationnement. Pour les grandes vacances, je pars avec mes trois meilleurs amis de la région parisienne pour aller en Corse (la photo de couverture de l’article). Le grand voyage tout en voiture en mettant la Ford dans le ferry. La vraie vie !

Une bonne première monture

La Ford Fiesta m’a donné les armes pour me faire la main en tant que jeune permis. C’est une auto maniable, légère (environ 1 tonne) et très à l’aise en ville. Le moteur essence de 75 ch offrait des relances suffisantes. Les 5 portes étaient bien pratiques pour emmener quelques amis et aller en soirée. En revanche, la châssis n’était pas exceptionnel dans les ronds-points où j’ai découvert l’effet savonnette. Les freins ne resteront pas non plus dans les anales. Heureusement, le confort général est plutôt bon, mais pas adapté aux longs trajets (elle n’a pas été conçue pour cela).

Les routes de Corse arrivent vite à bout de la Fiesta avec 4 passagers et un coffre débordant sur la banquette arrière

Pour vous dire, je commençais à m’attacher à elle pendant que les mois et les kilomètres passaient. Elle m’a toujours amené à bon port. Certes, son entretien n’avait sans doute pas été exemplaire les dernières années comme en témoignent les plaquettes de frein inexistantes à la fin du roadtrip sur l’île de beauté (je freinais au frein à main !). J’ai eu aussi une roue voilée à cause de la neige qui m’a fait rencontrer un trottoir. Une inspection plus approfondie du compartiment moteur m’a permis de constater que la traverse derrière le pare-chocs avant avait été tordue par un précédent propriétaire, alors que le bouclier était impeccable.

Les joies de la neige en traction !!

Partie trop tôt !

Je me souviens des derniers mois en sa possession. Le moindre coup sur l’accélérateur dégageait une sonorité rauque. Pas vraiment de quoi être discret. L’échappement attaqué par la rouille avait des fuites. Cela ne me dérangeait pas, bien au contraire en tant qu’amateur de vocalises mécaniques ! Malheureusement pour moi, la grenouille devra me quitter après un peu plus d’un an de bons et loyaux services à cause d’un accident…

En rentrant d’une leçon de permis moto, un monsieur en Peugeot 407 m’a percuté au feu rouge. J’ai été poussé sur plusieurs mètres au milieu du carrefour ! J’ai eu un choc ! Heureusement, les dégâts étaient uniquement matériels. Le conducteur venait de quitter son entreprise et cherchait des papiers au niveau du siège passager tout en étant ébloui par le soleil rasant. Résultat, mon coffre a été légèrement enfoncé et son avant démoli !… C’est avec tristesse que j’ai laissé ma Ford au garage en tant qu’épave, car économiquement irréparable…

Le coffre fermait encore malgré le choc

Ma deuxième voiture sera bien différente ! La suite au prochaine épisode sur Automotard ! 😉

Et vous, quelle a été votre toute première voiture ?

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