En achetant ma deuxième voiture, je ne pensais pas récupérer les clefs d’une auto qui allait m’accompagner dans des situations mémorables et ancrer définitivement ma passion pour l’automobile dans le sang ! Oui, rien que ça !

Entrée dans l’univers BMW

A cause de ma Ford Fiesta accidentée, j’ai dû précipitamment me mettre à la recherche d’une nouvelle voiture avec un budget maximum de 3 000 €. Agé de 19 ans, mon rêve est celui d’un jeune homme aimant les belles carrosseries : devenir propriétaire d’une élégante berline qui en impose tout en restant relativement discrète.

La BMW Série 7 de James Bond (E38 750iL V12 326 ch) qu’il pilotera depuis son téléphone dans « Demain ne meurt jamais » (crédit : Roger Spottiswoode)

En parcourant les annonces du Bon Coin, j’ai rapidement axé ma sélection sur des berlines allemandes. Mon coup de cœur est la BMW E30 : ses lignes simples, et surtout ses quatre optiques avant sont vraiment superbes ! Leur forme ronde me rappelle le passé et donne un look inimitable propre à la Série 3 !

Une séduisante BMW E30 de 1991 (crédit : Sina P)

Le problème de ce modèle – comme beaucoup d’autres BMW – est qu’il attire à la fois les passionnés et les amateurs tuning. Trouver un exemplaire correct à un prix décent revenait à chercher une aiguille dans une botte de foin ! Je me suis donc rabattu sur la génération suivante : l’E36. Les petites annonces sont plus nombreuses, l’état de la voiture est nettement meilleur et les vendeurs ne surcotent leur Série 3.

Ma BMW E36 323i demeurera ma meilleure voiture

Au mois de juin 2011, je peux dire que je suis propriétaire d’une BMW ! J’étais assez impressionné par mon achat : ce n’est plus le même gabarit qu’une Fiesta et j’ai l’air peut-être un peu prétentieux maintenant…

Ces deux inquiétudes m’ont vite quitté ! J’avais entre les mains une voiture exceptionnelle à plus d’un titre. Cette BMW E36 323i achetée 2 600 € à des grands-parents réussit l’exploit de combiner le confort de suspension d’une berline, le plaisir de conduire d’une routière et l’onctuosité d’un six-cylindre en ligne de 170 ch sachant se montrer jouissif une fois le haut du compte-tours atteint.

La motorisation 323i était surnommée à l’époque le diesel des essence : un couple généreux (250 Nm) disponible à tous les régimes !

En 80 000 km à son volant, je me suis jamais lassé de cette auto qui me comblait quelque soit la situation.

Elle ne faisait pas ses 15 ans lorsque je l’ai achetée et ses nombreuses options surprenaient mon entourage : climatisation automatique bi-zone, sièges chauffants, rétroviseur électrochrome (s’assombrit pour éviter l’éblouissement), ordinateur de bord… Sa consommation moyenne de 10 l/100 km était contenue au regard de la cylindrée (2,5 l) et de son année de commercialisation (1995).

La position de conduite propre à BMW (le corps est plus allongé) permet de relier confortablement Paris-Nice

Quelques souvenirs en images…

En 7 années à son volant, j’ai pu lui en faire voir de toutes les couleurs. Les premières années de permis sont les meilleures, sans aucun doute ! Plutôt qu’un long récit, voici quelques moments forts avec ma Bavaroise, cela a du bon la jeunesse !

Petit tour chez Norauto pour dévaliser le magasin en produits divers (entretien, nettoyage, …) !
Une shampouineuse pour laver en profondeur les tissus et plus particulièrement les sièges par pulvérisation et extraction du savon !
Nouveau passage chez Norauto pour remplacer ces grosses jantes de 17 pouces (de la BMW M5 E34) par un autre modèle en 16 pouces. Le comportement dynamique est transformé !
« Bouquet final » après une arsouille nocturne à limer du pneu entre amis sur la route des Termes (la D908, après Allauch)
Le silencieux d’origine manquait de voix à mon goût. Après un passage chez Pro Inox, j’ai obtenu une magnifique bande sonore laissant le fameux L6 allemand s’exprimer
La neige est ma grande amie. Je ne peux y résister, même en propulsion sans électronique 😉
Pour terminer, une capture d’une vidéo sur le redoutable Nürburgring au volant de ma BMW. Une expérience forte en sensations et inoubliable sur ce circuit hors catégorie !

Un moteur puissant pour ma passion

Cette voiture, sous son apparence quelconque au premier abord, a en fait été pour moi un véritable moteur pour le développement de ma passion pour l’automobile (lire : « Quel passionné d’automobile je suis ? »). La sonorité moteur à elle seule m’a marqué définitivement. Une des plus belles partitions de l’histoire récente de l’Automobile…

Découvrez aussi mon histoire à travers ma toute première voiture.

Et vous, quelle voiture vous a fait aimer l’Automobile pour de longues années ?

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