Changer une roue ? Une tache qui ne présente aucune difficulté à condition de s’équiper du bon matériel. Et pourtant, mon premier essai à cet exercice basique ne fut pas un jeu d’enfant, loin de là. Voici donc un récit idéal pour la section du blog nommée « vécu ». Je pense qu’il s’agit bien du bon terme à employer pour cette aventure !

C’est parti !

Pour débuter ma grande carrière de mécanicien, je choisis de m’occuper de l’Elise (j’aurais l’occasion de vous en reparler 😉 ) qui repose sur des jantes et pneus prévus pour le circuit. Voulant davantage de polyvalence au quotidien, je souhaite l’équiper de jantes et pneus d’origines. Il s’agit donc de remplacer les 4 roues. Pour cela, je rassemble un cric rouleur, la fameuse clé en croix avec la douille écrou anti-vol de la voiture et sans oublier les 4 nouvelles roues !

Les jantes à remplacer (j’étais au circuit de Dijon-Prenois lors de la photo)

Je dois vous avouer que je ne suis pas très rassuré par ce projet. J’ai toujours peur de faire la gaffe, même après avoir lu et relu plusieurs tutos sur le démontage et remontage d’une roue. Sans compter que cela me fendrait le cœur d’abîmer mon Elise… Pour couronner le tout, je suis à ce moment-là en appartement avec une simple place de parking très mal éclairée (avec minuterie !) en sous-sol. Il y a plus confortable pour travailler !

Entrons maintenant dans le vif du sujet : commencer à lever l’Anglaise ! Pour cela, je repère les points de levage de la voiture. Il s’agit de bien descendre la semelle du cric qui passe tout juste sous le bas de caisse. Le petit bout de carton me servant de tampon a bien du mal à passer, mais j’arrive tout de même à le positionner afin de protéger – légèrement – le point de levage. Il me suffit désormais d’actionner le manche pour faire monter la belle… sous le regard de résidents de passage déconcertés par mon installation inhabituelle. De quoi donner envie d’aller vite, mais c’est sans compter sur la vue impressionnante – pour un néophyte – qu’offre une voiture levée. De plus, l’inclinaison créée modifie la répartition des masses et provoque quelques craquements et couinement en provenance du châssis et des disques de frein. Pas franchement relaxant !

Quand retirer les écrous ne suffit pas

La première roue décolle enfin du sol ! Hourra ! Je vais pouvoir finir de dévisser les écrous dont certains avaient bien du mal à se mettre à tourner, mais cela a le mérite de s’échauffer pour la suite ! En effet, la roue avant soulevée côté conducteur demande encore un peu d’effort pour être retirée de son emplacement. L’ensemble jante et pneu pèse son poids et il faut tirer vers soi en remontant légèrement vers le haut à cause de l’inclinaison de l’auto. Et voilà une roue déposée. Ouf ! Ca avance… Je monte ensuite la nouvelle roue qui demande à être bien plaquée contre le moyeu afin de commencer à visser les écrous. Cela demande un peu d’habileté, puisqu’il faut tenir la jante d’une main et de l’autre mettre les écrous sans bouger.

Je passe maintenant à la roue opposée. La même manoeuvre effectuée, je tire sur la roue dont les 4 écrous ont été retirés, mais celle-ci reste immobile ! Qu’ai-je donc manqué ? La roue ne pose plus au sol et elle tourne sans souci. En voilà une énigme ! Il doit y avoir quelque chose de collé ? Un petit coup de marteau sur le pneu devrait suffire. Et pourtant, rien à faire, la roue est figée. Aucune amélioration en appliquant du dégrippant. Il a dû s’écouler 2 heures et je suis bloqué. C’est rageant !

Je poursuis avec les roues arrière pour essayer de comprendre. Les 2 roues n’opposent pas de résistance particulière et se retirent sans souci, si ce n’est que ces roulettes pèsent encore un peu plus lourd (c’est du 17 pouces, contre du 16 pouces à l’avant) !

Une formalité pour mon garagiste

N’ayant pas réussi à me défaire de cette fichue roue collée au moyeu à cause de l’oxydation, je file donc chez le garagiste avec 2 paires de jantes différentes montées sur mon Elise : les jantes Team Dynamics à l’avant et les nouvelles jantes araignées d’origine à l’arrière. Côté look, ce n’est pas la gloire !

Arrivé sur place, mon garagiste donne un coup de cric et se munit d’un maillet en bois pour donner un petit coup sur la jante sans risquer de l’abîmer. Et hop ! Celle-ci se libère du moyeu sans difficulté ! L’affaire n’a pas duré plus de 10 minutes. Les 4 roues sont désormais changées. C’est nettement plus rapide avec un pro et une clé à choc raccordée au compresseur qui va bien.

La théorie VS la pratique

Démonter et remonter les roues de sa voiture soi-même, c’était une bonne intention et un moyen de se confronter à la mécanique. N’est-ce pas ? Certes, ce premier essai s’est soldé par un demi-échec – ou une demie-réussite en regardant le bon côté des choses. 😉 Pour bien entretenir sa voiture, l’expérience fait la différence et aide beaucoup, notamment pour passer outre quelques obstacles. J’ai encore une longue route à parcourir pour transformer ce genre de petites opérations en formalités. C’est tout même embêtant d’être passionné d’automobile, mais de bloquer à la moindre opération mécanique. 🙂

Il me reste encore à trouver des caches-moyeux pour une finition parfaite. Les anciens ne sont pas vraiment en raccord avec les nouvelles jantes et puis j’en ai cassé un au passage, alors… Lotus me propose d’en acheter 4 pour 20 à 30 € l’unité. Il va me falloir un plan B, car cela fait cher le morceau de plastique ! 😮

PS : Entre le début de la rédaction de cet article et aujourd’hui, je me suis séparé de ma belle Anglaise. :'(

Et vous ? Changez-vous vos jantes vous-même ? Racontez-nous votre première tentative !

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